Depuis plusieurs générations, les fleurons de la gamme Galaxy S de Samsung se sont imposés comme des références incontestées en matière de photographie mobile. Leurs capacités de zoom, leurs performances en basse lumière et la vivacité de leurs clichés ont maintes fois été saluées par la critique et les utilisateurs. Pourtant, une ombre tenace plane sur ce tableau idyllique : la qualité vidéo. Souvent jugée un cran en dessous de celle de son principal concurrent, la vidéo sur les smartphones Samsung a souffert de critiques récurrentes. Aujourd’hui, tous les regards se tournent vers l’avenir, et plus précisément vers le Galaxy S26 Ultra, qui pourrait enfin embarquer les technologies nécessaires pour combler cette lacune et redéfinir les standards de la capture vidéo sur smartphone.
Le problème des vidéos sur les Galaxy S : retour sur les critiques
Une qualité photo qui éclipse la vidéo
Le paradoxe de Samsung est bien connu des technophiles. D’un côté, des photographies spectaculaires, capables de capturer la lune avec un niveau de détail impressionnant ou d’illuminer une scène nocturne comme en plein jour. De l’autre, une expérience vidéo qui, sans être mauvaise, manque de la même constance et du même éclat. Les utilisateurs ont souvent eu l’impression que l’essentiel des efforts en recherche et développement se concentrait sur le volet photographique, laissant la vidéo comme une fonctionnalité secondaire, certes performante, mais pas exceptionnelle. Ce décalage a créé une attente, voire une frustration, chez les consommateurs qui souhaitent un appareil excellent dans tous les domaines de la capture d’image.
Le « stuttering » et les micro-saccades : un défaut récurrent
Le reproche le plus fréquent et le plus technique adressé aux vidéos des Galaxy S est sans doute celui du stuttering, ou micro-saccades. Ce phénomène se manifeste par de légers à-coups ou une perte de fluidité lors de mouvements de caméra, notamment les panoramiques lents. Même sur les modèles les plus récents, des scènes qui devraient être parfaitement fluides peuvent présenter ces imperfections, rompant l’immersion et donnant un aspect moins professionnel à la prise de vue. Ce défaut, souvent attribué à une gestion perfectible du débit d’images ou à une optimisation logicielle insuffisante, est devenu la bête noire de nombreux vidéastes utilisant un appareil Samsung.
La gestion de la plage dynamique et des couleurs
Un autre point de friction concerne le traitement colorimétrique et la gestion de la plage dynamique (HDR). Si les couleurs vives et saturées des photos Samsung sont une signature appréciée, cette approche peut paraître excessive en vidéo. Les scènes à fort contraste, comme un coucher de soleil, peuvent souffrir de zones surexposées (ciel « brûlé ») ou de noirs bouchés, où les détails dans les ombres sont perdus. La concurrence, notamment Apple, a souvent été louée pour son approche plus naturelle et équilibrée, offrant une base plus neutre et plus flexible pour un éventuel travail de post-production.
Ces critiques persistantes ont façonné une attente claire : les utilisateurs ne veulent plus seulement un photophone, mais un véritable « caméraphone ». C’est précisément sur ce terrain que le prochain fleuron de la marque est attendu au tournant, avec des promesses d’améliorations matérielles et logicielles significatives.
Les améliorations attendues du Galaxy S26 Ultra
Un nouveau processeur au cœur du changement
La clé d’une vidéo de haute qualité réside en grande partie dans la puissance de traitement. Le Galaxy S26 Ultra devrait être équipé d’une nouvelle génération de puces, que ce soit un Snapdragon de Qualcomm ou un Exynos maison. L’élément crucial sera son processeur de signal d’image (ISP), qui gère toutes les données brutes provenant du capteur. Un ISP plus puissant et plus efficace est indispensable pour traiter les flux vidéo à haut débit, appliquer une réduction du bruit en temps réel sans perte de détails et gérer des algorithmes de stabilisation complexes, potentiellement la solution directe au problème de micro-saccades.
Optimisation logicielle et intelligence artificielle
Le matériel ne fait pas tout. Samsung devrait mettre l’accent sur une refonte de sa chaîne de traitement logiciel. L’intelligence artificielle jouera un rôle prépondérant, non seulement pour la reconnaissance de scènes, mais aussi pour l’anticipation des mouvements afin d’offrir une stabilisation prédictive. L’IA pourrait également affiner la science des couleurs pour un rendu plus cinématographique et une meilleure gestion du HDR, en analysant l’image image par image pour un équilibre parfait entre les hautes et les basses lumières. C’est ce mariage entre la puissance brute et l’intelligence logicielle qui pourrait enfin apporter la constance qui faisait défaut.
Des capteurs nouvelle génération
Les rumeurs évoquent l’intégration de capteurs d’image plus grands et plus performants. Un capteur plus grand est physiquement capable de capter plus de lumière, ce qui se traduit directement par une meilleure qualité vidéo, surtout en conditions de faible luminosité. Les bénéfices attendus sont multiples :
- Une plage dynamique nativement plus large, réduisant la dépendance au traitement HDR agressif.
- Un bruit numérique considérablement réduit dans les scènes sombres.
- Un flou d’arrière-plan (bokeh) plus naturel et esthétique, se rapprochant du rendu des appareils photo traditionnels.
- Une meilleure sensibilité, permettant des vitesses d’obturation plus rapides et donc des mouvements plus nets.
Ces améliorations matérielles et logicielles ne sont pas de simples mises à jour incrémentales. Elles ouvriraient la voie à des fonctionnalités et des technologies vidéo qui étaient jusqu’alors hors de portée pour un smartphone.
Technologies vidéo révolutionnaires prévues
Le mode « Pro Vidéo » amélioré
Pour les vidéastes exigeants, le mode « Pro Vidéo » est un outil essentiel. Le Galaxy S26 Ultra pourrait le faire passer à un niveau supérieur. On peut s’attendre à l’intégration de fonctionnalités jusqu’ici réservées aux caméras professionnelles, comme l’enregistrement dans un profil de couleur plat (LOG). Ce type de profil préserve un maximum d’informations sur la plage dynamique et les couleurs, offrant une flexibilité immense en post-production pour l’étalonnage. L’ajout d’outils d’assistance comme le « focus peaking » (surlignage des zones nettes) ou les zébras (indication des zones surexposées) transformerait le smartphone en un véritable outil de production.
Une stabilisation réinventée
Si la stabilisation « Super Steady » de Samsung est déjà efficace, elle repose principalement sur un recadrage important de l’image. La nouvelle génération pourrait combiner de manière plus intelligente la stabilisation optique du capteur (OIS) et une stabilisation électronique (EIS) alimentée par l’IA. L’objectif : obtenir une fluidité digne d’un stabilisateur externe (gimbal) avec une perte de qualité et un recadrage minimes. Cette technologie permettrait de réaliser des travellings et des plans en mouvement d’une fluidité remarquable, même en marchant ou en courant.
L’enregistrement 8K généralisé et pertinent
L’enregistrement en 8K, jusqu’à présent limité à 30 images par seconde et souvent considéré comme un gadget, pourrait enfin devenir une fonctionnalité pertinente. Grâce à la puissance du nouveau processeur, le Galaxy S26 Ultra pourrait non seulement proposer du 8K à 60 images par seconde pour une fluidité sans précédent, mais aussi améliorer drastiquement la qualité de ce mode. Un débit binaire plus élevé et une meilleure gestion de la compression rendraient les fichiers 8K véritablement exploitables, que ce soit pour une diffusion sur des écrans compatibles ou pour recadrer dans une séquence 4K sans perte de qualité.
Avec de telles avancées technologiques en ligne de mire, la question de la position de Samsung par rapport à ses rivaux devient plus pertinente que jamais. Le géant coréen a-t-il les moyens de reprendre la tête de la course ?
Comparaison avec la concurrence : à quoi s’attendre ?
Le duel éternel : Samsung contre Apple
La bataille pour la suprématie vidéo se joue principalement entre Samsung et Apple. L’iPhone a longtemps été considéré comme la référence pour sa cohérence, sa science des couleurs naturelle et son écosystème vidéo robuste avec le format ProRes. Le Galaxy S26 Ultra devra non seulement égaler, mais surpasser ces points de référence.
| Fonctionnalité | Galaxy S24 Ultra (Actuel) | iPhone 15 Pro Max (Actuel) | Galaxy S26 Ultra (Projeté) |
|---|---|---|---|
| Stabilité et fluidité | Bonne, mais avec des micro-saccades occasionnelles | Excellente et très constante | Potentiellement la meilleure du marché avec une nouvelle stabilisation IA |
| Science des couleurs | Vibrante, parfois sur-saturée | Naturelle et équilibrée | Rendu plus cinématographique, profil LOG pour les pros |
| Formats professionnels | Mode Pro limité, pas de LOG natif | Apple ProRes LOG | Profil LOG natif, débits binaires plus élevés |
| Performances basse lumière | Très bonnes, mais avec du bruit visible | Bonnes, avec un traitement efficace | Excellentes grâce à un capteur plus grand |
Les outsiders ambitieux
Il ne faut pas négliger les autres acteurs du marché. Des marques comme Xiaomi, en partenariat avec Leica, ou Oppo ont fait des progrès fulgurants en matière de traitement d’image. Elles poussent également l’innovation sur le plan matériel avec des capteurs de très grande taille. Samsung devra se méfier de cette concurrence qui est de plus en plus capable de rivaliser sur le segment très haut de gamme, y compris en vidéo. Le S26 Ultra devra offrir une expérience globale plus peaufinée pour conserver son avance.
Ces avancées technologiques et cette compétition accrue ne sont pas qu’une affaire de fiches techniques. Elles auront des répercussions directes et concrètes sur la manière dont les utilisateurs créent et partagent leurs souvenirs.
Impact sur les utilisateurs : quelles perspectives ?
Pour les créateurs de contenu
Pour les vlogueurs, journalistes mobiles, et créateurs sur les réseaux sociaux, le Galaxy S26 Ultra pourrait devenir l’outil ultime. La possibilité de filmer en haute qualité, avec une stabilisation parfaite et des options professionnelles, le tout dans un appareil qui tient dans la poche, est une véritable révolution. Fini le besoin de transporter un appareil photo lourd, plusieurs objectifs et un stabilisateur. L’ensemble de la chaîne de production, de la capture au montage et à la publication, pourrait être géré depuis un seul et même appareil, offrant un gain de temps et de spontanéité inestimable.
Pour l’utilisateur quotidien
Au-delà des professionnels, l’utilisateur lambda sera le premier bénéficiaire de ces améliorations. Filmer les premiers pas d’un enfant, un concert ou un paysage de vacances deviendra une expérience plus simple et plus gratifiante. Les vidéos seront nativement plus stables, plus belles et plus fidèles à la réalité, sans nécessiter de connaissances techniques. La promesse est celle d’un mode « pointer-déclencher » en vidéo qui fonctionne parfaitement à chaque fois, produisant des souvenirs de haute qualité qui résisteront à l’épreuve du temps.
En résolvant enfin ses problèmes de longue date en matière de vidéo, Samsung ne se contenterait pas de satisfaire une demande. Il pourrait bien marquer un point de rupture dans l’histoire de sa gamme la plus emblématique.
Galaxy S26 Ultra : un tournant pour Samsung ?
Reconquérir la couronne de la vidéographie mobile
Pendant des années, Samsung a régné en maître sur la photographie, mais a dû concéder le titre de roi de la vidéo à son rival de toujours. Le Galaxy S26 Ultra représente une opportunité historique de changer ce narratif. En s’attaquant de front au problème des micro-saccades et en améliorant sa colorimétrie, Samsung ne chercherait pas seulement à combler son retard, mais à établir une nouvelle référence. Devenir le meilleur smartphone pour la photo et la vidéo serait un accomplissement majeur.
Un argument de vente majeur
Dans un marché des smartphones où les innovations se font plus rares, une avancée aussi significative en vidéo serait un puissant différenciateur. Pour de nombreux consommateurs hésitant entre les différents écosystèmes, la promesse d’une expérience vidéo sans compromis pourrait être l’argument décisif qui les fera basculer vers Samsung. Cela pourrait redynamiser les ventes et justifier pleinement le positionnement « Ultra » et le tarif élevé de l’appareil.
Au-delà de la technique : une question de réputation
Finalement, cette évolution va au-delà des spécifications techniques. C’est une question de réputation et d’écoute du consommateur. En corrigeant un défaut pointé du doigt depuis des années, Samsung enverrait un message fort : celui d’une marque qui prend en compte les retours de sa communauté et qui s’efforce d’atteindre l’excellence dans tous les domaines. Le Galaxy S26 Ultra ne serait plus seulement un monstre de puissance, mais un produit mature et abouti, répondant enfin à toutes les attentes.
Le Galaxy S26 Ultra est porteur d’immenses promesses, notamment celle de corriger un défaut historique qui a longtemps terni l’expérience vidéo sur les fleurons de Samsung. En s’attaquant aux micro-saccades grâce à une puissance de calcul accrue et une IA optimisée, et en améliorant la qualité globale de l’image avec de nouveaux capteurs et des fonctionnalités professionnelles, Samsung a l’opportunité de ne plus être seulement un champion de la photo, mais le leader incontesté de la capture d’image mobile dans son ensemble. Si ces rumeurs se concrétisent, l’appareil pourrait non seulement satisfaire les créateurs de contenu les plus exigeants mais aussi offrir à chaque utilisateur la capacité de capturer des vidéos d’une qualité et d’une fluidité exceptionnelles, marquant ainsi un véritable tournant pour la gamme Galaxy.
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